Al Muftî Muhammad Ibn Âdam Al Kawtharî Al Hanafî (qu’Allâh le bénisse) a dit :

Il existe certaines règles et jugements qui doivent être bien compris en ce qui concerne la présente délégation :

1) Lorsque le mari délègue le droit de divorce à l’épouse, elle ne pourra exercer ce droit que durant la période impartie. Si elle n’exerce pas son droit, alors ce droit s’annulera. Toutefois, si le mari délègue ce droit pour une période déterminée (par exemple 5 ans) ou de façon permanente, alors elle pourra exercer ce droit en conséquence. (Radd Ul Muhtâr et Al Ikhtiyâr)

2) L’épouse aura seulement le droit de divorcer [unilatéralement d’elle-même] selon ce qui lui a été déléguée. Si le mari a délégué son droit de divorcer une fois (et non pas deux ou trois fois), ou s’il a délégué le droit de divorcer uniquement irrévocablement, alors elle aura seulement ce droit en conséquence. Elle ne lui sera permis d’utiliser ce droit que de la manière qu’il lui a été. (Radd Ul Muhtâr)

3) Si le mari délègue à sa femme le droit de divorcer d’elle-même un certain nombre de fois, alors elle n’aura pas le droit de divorcer unilatéralement d’elle-même au-delà de ce nombre de divorces qui lui furent délégués.

4) Une fois que le mari transfert ce droit à sa femme, il ne peut pas le faire revenir [uniquement] à lui, ni l’annuler. (Durr Ul Mukhtâr)

5) Si le droit de divorce a été délégué pour une période de temps spécifique et que l’épouse n’a pas utilisé ce droit au court de cette période, alors à l’expiration de cette période, le droit ne sera plus effectif. (Al Ikhtiyâr)

6) En déléguant le droit de divorce, le mari conserve toujours un droit de divorcer de sa femme. La délégation de ce droit ne signifie pas que le mari n’a plus le droit de demander un divorce. (Al Ikhtiyâr)

7) Si la femme refuse d’accepter ce droit de divorce tandis que la délégation [du droit de divorce par le mari] était à titre permanent, son rejet sera sans conséquence et elle aura de ce fait encore ce droit [de divorcer] de façon permanente, en dépit du fait qu’elle rejeta l’offre [de délégation du droit de divorce]. Cependant, si cette délégation n’était pas offerte à titre permanent [mais conditionnée dans le temps], alors le droit de divorce [pour l’épouse] prends fin suite à son refus. (Al Ikhtiyâr)

Fin de citation.

Source : Daruliftaa.com