<QUESTION>

Comment un savant musulman, un étudiant en sciences islamiques ou autre peut vouer sa vie au service de l’Islam et des musulmans tout en assurant sa subsistance ? Je demande cela car il s’agit souvent de l’une des premières raisons pour laquelle certains parents ne souhaitent pas voir leurs enfants devenir des savants musulmans – qui sont généralement pauvres, peu payés (s’ils le sont) et s’attirent l’ire des autres groupes extrémistes.

Je viens d’une famille assez aisée, de la classe moyenne. Comment puis-je convaincre mes parents que je peux devenir un savant musulman et subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille ?

Réponse :

Au nom d’Allah le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux,

C’est en effet un problème très important qui affecte un grand nombre d’étudiants en sciences islamiques et de personnes désirant vouer leur existence à l’étude et l’enseignement des sciences islamiques et se livrer corps et âme au service de l’Islam. Je voudrais analyser ce problème selon deux perspectives :

La première réponse mettra en lumière les vertus de la pauvreté et son profond attachement à l’apprentissage des sciences sacrées, et comment elle  fut la marque de nos pieux prédécesseurs. La seconde partie portera quant à elle sur l’importance d’un revenu suffisant pour les savants et les personnes vouant leur vie au service de la religion ainsi que sur la responsabilité de la Communauté Islamique (Oummah)  qui doit veiller sur ses savants.Ces deux approches consécutives permettront d’équilibrer mes propos, Si Allah Le Veut.

Pauvreté, faim et manque de richesse : les marques distinctives de nos Prédécesseurs.

Le dernier grand savant dans le domaine du Hadith et des autres Sciences Islamiques, Shaykh ‘Abd-Al-Fattah Abu Ghudda (Qu’Allah prenne son âme en miséricorde) a compilé un excellent ouvrage sur les soucis, les épreuves et les difficultés auxquels peuvent faire face les Savants de l’Islam. Cet ouvrage est intitulé : « Pages sur le courage des savants face aux épreuves dans les études et l’apprentissage de la science ». Dans cet ouvrage,  il rapporte quelques terribles incidents auxquels ont dû faire face nos savants et montre ce que certains ont dû endurer pendant qu’ils étudiaient et qu’ils acquéraient la science. Certains ne mangeaient pas durant des jours, d’autres ne pouvaient subvenir aux besoins de leur famille et certains de ne pouvaient même pas se marier. D’autres savants sont allés jusqu’à vendre leurs effets personnels (vêtements, meubles …) pour financer leurs études et acheter des livres.

J’encourage vivement les étudiants en science divine qui comprennent l’arabe de lire cet ouvrage encore et encore pour leur donner de la force et leur faire  rendre compte que le manque de ressources financières que nous connaissons aujourd’hui n’est rien en comparaison aux difficultés que les grandes lumières de l’Islam ont dû endurer auparavant.

Le fait est que la Sunna d’Allah le Très-Haut a toujours été (pour une sagesse qu’Il connaît Mieux) de garder ceux qui vouent leur existence pour Lui et au service de la religion loin des mondanités et des richesses de ce monde éphémère. Le mot « Dunya » est un mot arabe, qui tire son origine du mot « Dunuw » qui signifie “dégradé et humilié”.

Ainsi, les hommes d’Allah ont toujours été loin et distants de l’accumulation des richesses de ce Bas-Monde. En effet, il y a des exceptions, car on sait que certaines de ces grandes personnalités furent des personnes aisées qui possédaient beaucoup de richesses, mais cela reste une exception et était une chose qui leur était destiné de la part d’Allah le Très-Haut et que cela leur était agréé. Ils utilisaient ces richesses au service de l’Islam et dans des œuvres de charités.

On sait que beaucoup de Prophètes d’Allah (Que la paix d’Allah soit sur eux) avaient à peine de quoi manger. Le Messager d’Allah (Qu’Allah lui accorde Sa paix et le bénisse) est le meilleur exemple pour nous, dans le fait qu’il préféra la pauvreté à la richesse. Sa pauvreté fut un choix et non quelque chose qu’il lui a été imposé.

Jetons un œil à des Hadiths de ce point de vue, tirés du “Jardins des Vertueux” de l’Imâm An-Nawwawi :

Sayyiduna Abu Hurayra (Qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Messager d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) a dit : “Il me déplairait de posséder l’équivalent de la [montagne] d’Uhud en or et qu’après trois jours, il m’en reste encore un dinar, exception faite lorsque je garde de l’argent pour rembourser une dette”.

An-Nu’man ibn Bashir (Qu’Allah soit satisfait de lui)  dit : “Umar ibn-al Khattab a mentionné les richesses que les gens de ce monde ont acquis et il a dit : “Un jour, j’ai vu le Messager de Dieu (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui)  tamiser des mauvaises dattes afin de nourrir son estomac”.

Sayyida ‘Aisha (Qu’Allah soit satisfait d’elle) a dit : “Quand le Messager d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) décéda, il n’y avait rien dans ma maison qui puisse être mangé par un être vivant si ce n’est une moitié de pain à l’orge posé sur une étagère. Je l’ai mangé avant de me rendre compte que je l’avais depuis un bout de temps ; puis j’ai calculé celui-ci et je l’ai fini”.

Sayyiduna Abu Hurayra (Qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Messager d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) a dit : “Le pauvre entrera au Paradis 500 ans avant le riche”.

Sayyida ‘Aisha (Qu’Allah soit satisfait d’elle) a dit : “La famille de Muhammad (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) n’avait jamais leur ration de pain d’orge pendant deux jours consécutifs jusqu’à sa mort” (hadith agrée) et dans une autre version : “Depuis le temps où elle arriva à Médine, la famille de Muhammad (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) n’avait jamais sa portion de pain d’orge durant trois jours consécutifs jusqu’à qu’il décède”.

Urwa rapporta que ‘Aisha avait l’habitude de dire : “Par Allah, neveu, nous avions l’habitude de voir trois croissants de lune en deux mois sans un feu nous réchauffant dans les maisons du Prophète d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui)”. Je dis :”Tante, avec quoi avez-vous vécu ?”. Elle me dit :”De ces deux choses noires : les dattes et l’eau. Cependant, le Messager d’Allah avait certains voisins parmi les Ansar qui avaient du lait de chameau, et ils nous en donnaient et nous en buvions”.

Par conséquent, le Messager d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) et sa noble famille ont mené une vie loin des richesses dans lesquelles nous vivons aujourd’hui. Ils connurent la faim pendant des jours et le Messager d’Allah posait des pierres sur son ventre pour la contenir. Ses habits étaient simples, et sa maison l’était tout autant. Il y a beaucoup de hadiths rapportés dans le “Jardin des Vertueux” en ce sens, mais les paroles rapportées plus haut suffisent pour peu que l’on soit doué de réflexion.

La vie des compagnons bénis du Prophète d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) était tout aussi semblable. Le compagnon qui a rapporté le plus de ahadiths du Messager d’Allah (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) et qui voua une grande partie de sa vie à la recherche de la connaissance fut Abu Hurayra (Qu’Allah soit satisfait de lui). Il a lui-même dit:” Personne parmi les compagnons du Prophète n’a rapporté autant de hadiths si ce n’est Abdallah Ibn Amr qui avait l’habitude de les écrire et je n’ai jamais fait la même chose” (Sahih Bukhari).

Lorsque l’on cherche à comprendre la cause de l’apprentissage abondant du savoir sacré de la part de Sayyidina Abu Hurayra et la narration de nombreux hadiths, il apparaît clairement que la raison principale a été son choix de mener une vie dans la pauvreté et ne pas utiliser son temps à réunir des richesses.

Imam Bukhari rapporte dans son Sahih que Sayyiduna Abu Hurayra (Qu’Allah soit satisfait de lui) dit : “Les gens disent que j’ai rapporté beaucoup de ahadiths. S’il n’y avait pas eu ces deux versets je n’aurais jamais rapporté un seul hadith et ce sont :

Ceux qui dissimulent les preuves qui ont été révélées après que Nous les ayons exposées aux gens dans le Livre, ceux-là sont maudits de Dieu et des imprécateurs. Exception faite de ceux se sont repentis et se sont réformés en exposant [ce qu’ils avaient dissimulés]. A ceux-là Je  consentirai Mon pardon car J’accepte volontiers le repentir [de Mes serviteurs] et Je suis le Très Miséricordieux (2:159-160).

“Il n y a aucun doute sur le fait que nos frères Muhajiroun avaient l’habitude d’être occupés dans les marchés avec leurs transactions commerciales et nos frères Ansar avec l’agriculture. Mais moi (Abu Hurayra) j’avais l’habitude de rester avec le Messager d’Allah (Que la Paix et le Salut d’Allah soient sur lui), me contentant de remplir mon ventre avec ce que je pouvais, de faire ce qu’ils n’attendaient pas de moi et j’ai mémorisé ce qu’ils n’avaient pas mémorisé” (Sahih Bukhari, 1/190).

Sayyiduna Abu Hurayra (Qu’Allah soit satisfait de lui) a dit aussi : “J’ai vu soixante-dix des gens de Saffa et pas un homme n’avait un manteau. Certains avaient une sorte d’écharpe ou un drap qu’ils mettaient autour de leur cou, il allait parfois jusqu’au milieu des jambes ou d’autres en dessous des chevilles. Certains gardaient leurs affaires près d’eux (litt. dans leurs mains) afin que leurs parties intimes ne soient pas découvertes”. (Sahih Bukhari).

En accord avec la Sunnah du Prophète et des Compagnons, les grands Imams et les Savants de la Oummah ont également eu une vie teintée de pauvreté et de restrictions personnelles. Ils ont choisi une vie pleine de souffrances et de difficultés plutôt qu’une vie pleine de confort et de luxe.

Sayyidua Imâm ash-Shafi’i (La Miséricorde de Dieu soit sur lui) a dit : “Personne ne peut trouver la science avec fierté et arrogance. En effet, celui qui cherche la science en mettant son ego à terre, en endurant les difficultés économiques et servant la Oummah, celui-là réussira”.

Il a aussi dit: “Rechercher la science divine est appropriée uniquement à la personne dans le dénuement”.

Sayyiduna Imâm Mâlik (La Miséricorde de Dieu soit sur lui) a dit : “Personne n’atteint le niveau de connaissance (élevé) qu’il recherche sans endurer les difficultés de la pauvreté et sans qu’il ne préfère la pauvreté à toute chose”.

Dawud ibn Mikhraq said :”J’ai entendu Nadhr ibn Shumayl dire :”Aucun individu ne goûtera au plaisir de la science sacrée sans qu’il ne soit affamé et qu’il n’oublie la faim”.

Sayyiduna Imam Ahmad ibn Hanbal (La Miséricorde de Dieu soit sur lui) avait l’habitude de placer la pauvreté au-dessus de tout et de dire : “La Patience (Sabr) dans la pauvreté et une station (maqam) que seules les personnes braves atteignent, et la pauvreté est plus vertueuse que la prospérité”.

Un des Imams discutait de la patience et de la tolérance à propos de la pauvreté et cela atteignit un tel degré que même le “Sabr” se plaignit pour lui et dit que c’était assez. Il répondit :”Ô Patience ! Sois patiente» ! (Sabr : Patience)

Imam al-Zabidi (La Miséricorde de Dieu soit sur lui) a dit en quelques vers : “J’ai dit à la pauvreté (faqr) où résides-tu? La Pauvreté répondit :” Dans le turban des Savants (fuqaha). J’ai des liens privilégiés avec eux; cependant, il est difficile pour moi de briser ce lien”!

(Toutes les citations viennent de l’oeuvre de Shaykh Abdal Fattah Abu Ghudda, les Safahat min Sabril Ulama)

En effet, ces grandes lumières de l’Islam ont souffert des difficultés durant l’apprentissage de la science. Les incidents qui prirent place dans leur vie teintée de difficultés, pauvreté, soucis et épreuves sont trop nombreuses pour être énumérées. Si une personne souhaite les étudier, elle peut se référer à l’ouvrage du Shaykh Abu Ghudda mentionné ci-dessus.

Importance des savants ayant un salaire suffisant

Après avoir dit tout ce qui a été mentionné auparavant, il est également important de rappeler que les Savants et les Shuyukhs ne peuvent survivre sans un salaire. Ils ont également des factures, des dettes et une famille à leur charge. Ainsi, les Savants classiques ont aussi reconnu que l’extrême pauvreté peut empêcher quelqu’un d’être au service de la religion.

Sayyiduna Imam Shafi’i (La Miséricorde de Dieu soit sur lui) dit :”Ne prends pas conseil auprès d’une personne qui n’a pas de farine dans sa maison, car il sera dépassé par la détresse”.

La raison qui se trouve derrière cette sage parole, telle que l’expliquent les ‘Ulamas (Savants), c’est que si un savant est obnubilé par son extrême pauvreté, il ne sera pas capable de porter toute son attention sur l’enseignement et être au service de notre Religion. Il sera toujours perturbé par le fait de nourrir sa famille et gagner ce qui lui permettra de vivre.

Ainsi, les Savants expliquent qu’il y a deux types de pauvreté :

1) La sombre pauvreté (al-faqr al-aswad)

C’est lorsque la pauvreté est si extrême que les pensées d’une personne sont entièrement concentrées sur comment gagner sa vie. Celle-ci tue le potentiel intellectuel d’une personne, et celui qui est impliqué dedans voit ses capacités annihilées comme la plante verte se verrait mourir sans être arrosée. C’est le type de pauvreté dont le Prophète (Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) parlait en ces mots :”La pauvreté peut parfois mener vers la mécréance”. C’est également contre ce type de pauvreté dont le Prophète Que la Paix et la Miséricorde d’Allah soit sur lui) cherchait refuge et protection auprès d’Allah le Très-Haut.

2) Pauvreté “blanche” (al-faqr al-abyadh)

C’est une situation dans laquelle un individu est sans aucun doute pauvre, mais pas à un niveau extrême. Il est capable d’assumer ses responsabilités économiques quotidiennes. Il se contente de ce qu’Allah lui a accordé; car sa pauvreté n’affecte pas son potentiel intellectuel, bien que les autres se trouvent généralement dans une meilleure posture. Ce type de pauvreté est en réalité une bénédiction pour un étudiant en science islamique, surtout au début de son apprentissage, car il le sauve des tentations mondaines que les richesses peuvent attiser.

En conclusion, les étudiants en sciences islamiques doivent comprendre que le chemin qu’ils ont emprunté est un chemin de restriction, de pauvreté et d’humilité. Il devra faire le sacrifice de se priver des plaisirs de ce bas-monde pour réellement atteindre un haut niveau de science et de piété. La Science requiert le sacrifice. Historiquement, ce sacrifice se manifestait par des milliers de kilomètres parcouru, la faim et parfois même la perte de membres! Il est dit que l’Imam Zamaskhari a été amputé d’une jambe suite aux gelures causées lors d’un voyage en quête de la Science.

Si l’on est prêt à sacrifier des luxes de ce monde au début de son apprentissage, Allah le Très-Haut le comblera de bienfaits plus tard dans sa vie. Le grand maître des sciences ésotériques, Ibn Ata’Allah as-Skandari (Qu’Allah l’ait en Sa Miséricorde) a dit :”Celui qui n’endure pas une difficulté à ses débuts n’obtient pas une fin brillante”. (man lam takun lahu bidayat muhriqa, lam takun lahu nihaya mushriqa).

En même temps, les communautés musulmanes doivent bien comprendre que les savants doivent survivre et gagner leur vie. Malheureusement, les communautés musulmanes n’accordent pas la même valeur aux sciences islamiques qu’aux autres domaines. Les savants qui passent leurs journées et leurs nuits dans l’étude, l’enseignement, la recherche et à la transmission des sciences sont considérés comme s’ils ‘n’avaient rien de mieux à faire”! Croyez-moi, ils pourraient tout aussi bien sortir et avoir un train de vie luxueux. Ils peuvent aussi ouvrir un magasin et réunir des richesses, mais ils ont choisi de ne pas s‘engager dans la course aux richesses mais plutôt se dévouer corps et âmes au service de l’Islam. La moindre des choses que nous puissions faire est de répondre à leurs besoins quotidiens.

L’imam Ibn Khaldun a écrit, dans son ouvrage renommé, la “Muqqadima”, que la raison principale de la pauvreté des savants était que la masse n’estiment pas à une juste valeur ce qu’ils ont à offrir. Seule une petite partie des gens reconnaissent réellement leur valeur, par conséquent ils ne sont pas payés comme ils le devraient. Les Savants eux-mêmes ne veulent pas s’avilir en demandant aux autres de répondre à leurs besoins, ils restent donc dans un état de pauvreté.

La valeur des savants musulmans est plus importante que celle des experts académiques d’autres domaines, car ces derniers nous aident dans cette vie, alors que les savants de l’Islam nous guident et nous donnent des conseils pour cette vie et pour l’autre. Ainsi, nous devons nous assurer que nos savants vivent de manière confortable de façon à garantir leur rang et leur honneur, et que nous les aider financièrement de façon respectueuse et gratifiante, et non comme des nécessiteux.

Aujourd’hui nous voyons que les savants sont contraints de travailler, de gérer un commerce car ils sont incapables de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille avec le maigre salaire qu’ils gagnent en enseignant. La résultante est que leur potentiel intellectuel n’est pas totalement utilisé au service de la religion. C’est la raison pour laquelle on trouve peu de savants qui sont entièrement concentrés sur l’enseignement et la recherche en sciences islamiques, surtout en Occident.

Ainsi, les communautés musulmanes doivent se réveiller rapidement et estimer comme il se doit le rôle des Savants. Ils doivent arrêter de payer ces grands savants au “minimum syndical” et subvenir à leurs besoins de façon plus respectueuse et plus appropriée. En parallèle, les étudiants en sciences islamiques doivent comprendre que la voie qu’ils ont choisie ne consiste pas à amasser des richesses, c’est plutôt une voie de difficultés et de sacrifices. Avec cet équilibre nous auront in sha Allah, des Savants qui ressemblent à nos pieux prédécesseurs dans leurs qualités intérieures et extérieures.

Et Allah Sait mieux.

[Mufti] Muhammad ibn Adam
Darul Iftaa
Leicester , Angleterre