Les conditions de validité de la prière :

  1. ll faut que l’orant soit exempt de tout ce qui fait perdre l’ablution (tel que gaz, règles, pertes de sang, etc).
  2. Que son corps, ses vêtements et le lieu de sa prière, c’est-à-dire l’emplacement des pieds, des mains, des genoux et du front soient purs de toute impureté non tolérée.
  3. Que les parties du corps à cacher soient couvertes, (le fait de voir son corps par l’entrebaillement de l’encolure ou par le bas de son habit n’invalide pas la prière).
  4. Qu’il soit face à la qibla : les Mecquois qui voient la Ka’ba doivent se placer dans l’axe exact de celle-ci. Quant à ceux qui ne peuvent la voir, ils doivent se placer dans sa direction, qu’ils soient ou non Mecquois.
  5. Que la prière soit entrée dans son temps.
  6. Qu’il soit certain d’être dans le temps.
  7. Qu’il fasse l’intention d’entrer en prière.
  8. Qu’il prononce la tahrîma (“Dieu est le plus grand”) immédiatement après avoir formulé l’intention (litt : sans séparation, bilâ fâsil).
  9. Qu’il la prononce debout avant de se baisser pour l’inclinaison (rukû’)
  10. Qu’il ne retarde pas l’intention (d’entrée en prière en prière) après la tahrîma.
  11. Qu’il la prononce de manière à s’entendre lui-même.
  12. Qu’il formule l’intention de suivre l’imâm pour celui qui prie derrière lui.
  13. Qu’il précise [et sache distinguer] les prières obligatoires (fard) de celles qui ont un moindre degré d’obligation (wâjib) ; mais il ne lui est pas nécessaire de préciser les surérogatoires.
  14. Qu’il observe la station debout (wuqûf) [pour les prières obligatoires], mais non pour les surérogatoires.
  15. Qu’il lise du Coran, ne serait-ce qu’un verset dans deux des rak’a de la prière obligatoire, ainsi que dans toutes celles des prières surérogatoires et du witr ; aucun verset spécifique n’est exigé pour la validité de la prière.
  16. S’il prie derrière un imâm, qu’il ne lise pas derrière lui, mais qu’il écoute et qu’il lui prête toute son attention ; lire derrière l’imâm est fortement déconseillé.
  17. Qu’il fasse l’inclinaison et
  18. la prosternation sur une surface suffisante pour son corps et sur laquelle le front peut reposer sans en bouger, fût-ce en se prosternant sur ses propres mains ou sur un pan de son habit, à condition que l’endroit où il se prosterne soit pur.
  19. Qu’il fasse la prosternation sur les parties rigides du front et du nez ; on ne peut se prosterner sur le nez uniquement sauf en cas d’excuse.
  20. Il ne faut pas que l’endroit sur lesquel il se prosterne dépasse d’une demi-coudée de hauteur, l’endroit où sont posés les pieds, sinon la prosternation n’est pas valable, sauf dans le cas où la foule est si nombreuse qu’il lui est permis de se prosterner sur le dos de la personne prosternée devant lui [à condition que celle-ci se prosterne la tête au sol].
  21. Il lui faut poser les mains et les genoux [à terre] pendant la prosternation.
  22. et faire reposer au moins une partie des doigts de pieds au sol ; il ne lui suffit pas d’y poser le bout du pied.
  23. Il faut qu’il fasse l’inclinaison avant la prosternation,
  24. et qu’il revienne après la prosternation en position assise.
  25. Puis qu’il refasse une prosternation,
  26. et qu’il demeure durant la dernière station assise le temps de réciter la profession de foi.
  27. Il doit accomplir ce pilier [en fin de prière] après les autres obligations.
  28. Faire la prière à l’état de veille.
  29. Savoir comment faire la prière, de façon à y distinguer les rites obligatoires (fard) de ceux qui sont simplement recommandés (sunna),
  30. et enfin être conscient que la prière que l’on accomplit est une prière obligatoire, de façon à ne pas la prier comme s’il s’agissait d’une surérogatoire.

Les piliers de la prière :

[De toutes les conditions qui viennent d’être citées], celles qui constituent les piliers de la prière sont au nombre de quatre :

  1. La station debout.
  2. La lecture du Coran.
  3. L’inclinaison.
  4. La prosternation.

Certains y ajoutent la dernière station assise d’une durée équivalente au temps de lire la profession de foi.

Les autres conditions de validité se divisent en deux :

  • soit des conditions de validité pour entamer la prière.
  • soit des conditions qui permettent de l’accomplir.

Il est permis de prier sur de la feutrine [d’une certaine épaisseur] dont l’envers est impur, à condition que la partie supérieure soit pure ; ainsi que sur un habit pur dont la doublure est impure à condition qu’elle ne fasse pas corps avec le vêtement [c’est à dire qu’elle ne lui soit cousue que partiellement] ; ainsi que sur un pan de vêtement pur même si l’autre pan impur suit les mouvements de celui qui est en prière.

Si le fidèle laisse traîner le pan de son turban impur au sol [comme cela arrive dans certains pays], et que ce pan soit porteur d’une impureté, la prière reste valable tant que cette partie ne suit pas les mouvements du fidèle en prière ; par contre, si elle se met à suivre les mouvements de la prière, celle-ci n’est alors plus valable.
Celui qui ne dispose pas de quoi nettoyer une impureté, prie sans la nettoyer et sans qu’il lui soit nécessaire de recommencer sa prière.