L’aumône de la rupture du jeune :

Pour être tenu de verser l’aumône de la rupture du jeûne, trois conditions sont exigées :

  1. Il faut être musulman
  2. Il faut être libre (non esclave)
  3. Il faut posséder le montant imposable (nisab) en plus de l’argent nécessaire aux dépenses quotidiennes ; posséder cette somme pendant une année révolue et que celle-ci soit de type recrudescent ne sont pas des conditions pour devoir la verser.

Être doué de raison ou être pubère n’est pas non plus une condition pour verser l’aumône de la rupture du jeûne. L’homme est tenu de payer l’aumône de la rupture pour lui-même, ses jeunes enfants, ses grands enfants sans ressources, les esclaves à son service. Il ne lui est pas imposé de payer pour son épouse, ni pour ses enfants adultes, ni pour ses enfants en bas-âge, s’ils ont des ressources personnelles, ni pour ses esclaves destinés au négoce ou son esclave en rupture de ban tant qu’il n’est pas rentré. Si l’enfant a des ressources personnelles, le père ou le tuteur prélèvera “l’aumône de la rupture” sur ses biens. Le fou, comme l’enfant est pris en charge par un tuteur, et l’aumône sera prélevé sur ses biens s’il en possède.