Les cas où le rachat n’est pas permis :

Lorsqu’une personne âgée a à faire un jeûne expiatoire pour se délier d’un serment, ou à la suite d’un meurtre, même si elle n’est pas en mesure de libérer un esclave ni de jeûner du fait de son grand âge, il ne lui est pas permis de se racheter par une aumône, car le jeûne vient ici déjà remplacer un rite [consistant à une dépense] dont elle n’avait pas pu s’acquitter.

Les jeûnes surérogatoires peuvent être rompus sans excuses avant l’heure du dhuhr (midi) ; être invité (ou inviter) à manger est considéré comme une raison valable pour l’invité et pour son hôte, et une récompense sublime lui est réservée (selon un hadith celui qui rompt le jeûne pour se rendre à une invitation obtient une récompense équivalente à mille jours de jeûne ainsi qu’une autre récompense équivalant à deux mille jours quand il rattrape cette journée ce qui est d’ailleurs obligatoire.)

Une journée de jeûne surérogatoire rompue doit obligatoirement être remplacée sauf si on a entamé son jeûne les deux journées suivante :

-Les deux jours de la fête et les jours du tashrîq (ces journées ne sont en effet pas à remplacer lorsqu’elles ont été rompues.

Les vœux de jeûner, de prie etc… dont on est tenu de s’acquitter :

Un vœu formulé doit être respecté lorsque ces trois conditions sont réunies :

  1. Lorsqu’on a fait le vœu de faire quelque chose sui est obligatoire à l’origine, {telle qu’une prière, un jeûne etc…]
  2. Lorsque le rite en question est une servitude à part entière [ce qui n’est pas le cas de l’ablution, par exemple, qui n’est faite qu’en vue de la prière]
  3. Lorsque le rite qu’on a fait le vœu d’accomplir n’est pas déjà imposé par la loi. [Ainsi, on ne peut formuler le vœu d faire la prière du dhuhr puisqu’elle est déjà obligatoire].

On n’est pas tenu de faire le vœu de faire ses ablutions, ni une prosternation consécutive à la lecture du Coran, ni de visiter un malade, ni d’accomplir ce qui est déjà obligatoire.

Le vœu d’affranchir un esclave, de faire une retraite, de prier une autre prière que les prières obligatoires, de jeûner un autre jeûne que les jeûnes obligatoires est par contre valable.

Si quelqu’un fait un vœu sans préciser le moment où il compte s’en acquitter (mutlaq) ou un vœu dépendant d’une condition, et que la condition se soit réalisée, il doit s’en acquitter.

Le vœu de jeûner les jours de fête ainsi que les jours du tashrîq est valable, mais il faut manger ces jours-là et les remplacer par d’autres jours. S’il les jeûne, il s’acquitte de son vœu, mais transgresse un interdit.

Préciser le moment ou le lieu où l’on s’acquitte de son vœu, ou préciser la monnaie ou le pauvre qui fait l’objet d’un don pour ne pas être pris en compte par la suite ; ainsi, il est permis de jeûner le mois de Rajab a la place du mois de Sha’bân, ou de prier deux rak’a en Egypte au lieu de les prier à La Mecque, ou de donner à un pauvre un autre dirham que celui qui était initialement destiné, et de donner à Zayd à la place de ‘Amr.

Lorsque le vœu dépend d’une condition, le vœu ne peut être accompli avant que la condition ne soit remplie.