Le temps des prières :

  1. La prière de l’aube (fajr) : Son temps s’écoule du lever de l’aube franche jusqu’à peu avant le lever du soleil.
  2. Celle du zénith (dhuhr) : Son temps s’écoule du zénith jusqu’au moment où l’ombre de chaque objet est deux fois plus grande, ou égale, à l’objet qu’elle reflète, une fois déduite la longueur de son ombre au zénith. At-Tahâwî a adopté l’avis des deux compagnons de l’Imâm Aboû Hanîfa, c’est-à-dire la deuxième version ; l’ombre égale à la longueur de l’objet.
  3. Celle de l’après midi (`asr) : Son temps commence quand l’ombre dépasse une fois ou deux la longueur définie ci-dessus et s’étend jusqu’au coucher du soleil.
  4. Celle du coucher du soleil (maghrîb) : Son temps commence au coucher du soleil et s’étend jusqu’à la disparition des lueurs rouges. [D’autres écoles optent pour les lueurs blanches, car le mot shouroûq employé dans le hadîth peut s’employer pour les unes comme pour les autres].
  5. Celle du soir (`ishâ) et celle du witr : leur temps se situe depuis les lueurs  rouges jusqu’à l’aube.

On ne doit pas prier la prière “impaire” (witr) avant la prière du `ishâ afin de respecter l’ordre de rigueur. Si l’on ne dispose pas du temps “matériel” pour faire ces deux dernières prières, elles perdent alors leur caractère obligatoire. [C’est le cas pour certaines parties du globe où l’aube se lève avant les lueurs rouges annonçant la fin du temps du coucher du soleil, ainsi qu’au pôle durant certaines nuits de l’année].

On n’accomplie pas deux prières obligatoires dans un même temps :

Réunir deux prières obligatoires dans un même temps, fût-ce avec une excuse, n’est pas permis en dehors de `Arafât au cours du pèlerinage et sous deux conditions :

  1. La présence de l’Imâm en titre.
  2. L’état de consécration.

On prie alors les prières du dhuhr et du `asr dans le temps du dhuhr en faisant l’intention de grouper ses prières en “avançant’ [le `asr] (jam `taqdîm).
Puis, on groupe les prières du maghrîb et du `ishâ qui sont priées à Mouzdalifa.
Il n’est pas permis de prier la prière du maghrîb sur le chemin de Mouzdalifa.

Les moments recommandés pour accomplir la prière :

Il est recommandé :

  • Pour les hommes d’attendre un début de clarté (isfâr) pour prier la prière de l’aube.
  • D’attendre la fraîcheur à l’heure du zénith en été, mais de le prier le plus vite possible en hiver sauf par temps couvert où il est préférable de le retarder.
  • De retarder la prière du `asr tant que le soleil n’est pas voilé [environ une demi-heure avant le coucher du soleil en été] mais de la prier rapidement par temps couvert.
  • De prier rapidement le maghrîb sauf par temps couvert où il est préférable de le retarder.
  • De retarder la prière du `ishâ jusqu’au premier tiers de la nuit, mais de la prier le plus tôt possible par temps couvert.
  • Enfin de retarder la prière impaire (witr) jusqu’à la fin de la nuit pour celui qui ne craint pas de la manquer.

Les temps de prières pendants lesquels la prière est interdite ou déconseillée :

Il est trois temps pendant lesquelles les prières obligatoires et de moindre obligation (wâdjib) ne sont pas autorisées :

  1. Au moment précis où le soleil se lève jusqu’à ce qu’il se soit nettement élevé au dessus de l’horizon.
  2. A son passage au zénith jusqu’à ce qu’il commence à descendre.
  3. Au moment où le soleil commence à décliner (litt: isfirâr, c’est-à-dire au moment où il jaunit) jusqu’à ce qu’il soit définitivement couché.

Il est toutefois autorisé d’accomplir une prière à caractère de moindre obligation (wâdjib) pendant ces moments-là mais cela reste déconseillé ; ainsi en va-t-il de la prière mortuaire, ou de la prosternation consécutive à la lecture d’un verset du Qû`rân. De même, la prière du `asr en cours peut [et doit] être accomplie au moment du coucher du soleil [si on ne l’a pas faite avant], mais cela reste blâmable (karâha).
Les prières surérogatoires sont fortement déconseillées (karâha tahrîm) pendant les trois temps définis ci-dessus même s’il s’agit de prières ayant une cause précise telle que celle consécutive à un voeu (nadhr) ou des deux rak `a du tawâf.

Il est de plus déconseillé de prier des prières surérogatoires :

  1. Durant l’aube, en dehors des deux sounna du fajr [qui précèdent la prière obligatoire],
  2. après celle-ci.
  3. Après la prière du `asr.
  4. Avant la prière du maghrîb.
  5. Au moment où l’imâm chargé de prononcer le prône du vendredi sort [de son oratoire pour monter en chaire] et ce jusqu’à la fin de la prière.
  6. Au moment de l’iqâma sauf pour la prière surérogatoire du fajr [si on estime pouvoir accomplir une sounna avant que l’imâm ait terminé la prière obligatoire].
  7. Avant la prière de la fête (`îd), de même à la maison et
  8. après la prière de la fête, à la mosquée.
  9. Entre les deux prières regroupées à `Arafât et Mouzdalifa.
  10. A l’extrême fin d’un temps de prière.
  11. Si l’on se retient de se soulager.
  12. Au moment où un repas qui excite notre appétit est servi.
  13. Ou lorsque l’esprit est occupé et que l’on manque de concentration ou de recueillement.