Réglementation des puits :

Pour purifier un petit puits (celui que l’on peut vider sans difficulté) dans lequel serait tombée une impureté, même minime [ex : une goutte de sang ou de vin], un porc ou un chien [vivants], un homme ou un agneau [morts], il est préférable de le vider entièrement ; sinon on doit en retirer deux cents seaux. [On en retirera la même quantité] pour tout animal mort qui aurait gonflé dans l’eau.

On retirera quarante seaux d’un puits dans lequel est mort une poule, un chat ou tout animal semblable sous le rapport de la taille et vingt seaux pour un animal plus petit tel qu’une souris. Cette opération purifie le puits, le seau, la corde et la main de celui qui puise.

Les crottes de moutons, de chèvres, de vaches, de mulets, d’ânes, de chevaux ou de chameaux ne souillent pas l’eau d’un puits sauf si celui qui regarde ne peut les dénombrer (litt : ne peut en minimiser la quantité : illa an istakthirouhâ al-nâdhir) [c’est-à-dire qu’elles en viennent à cacher la surface de l’eau] ou qu’on ne puisse en retirer un seau sans qu’il contienne des excréments.

L’eau d’un puits n’est pas souillée par des crottes d’oiseaux, ni par la mort d’un animal qui n’a pas de sang [poisson, grenouille, animaux aquatiques…], ni par les puces, les mouches, les bourdons, les scorpions, ni par la chute d’un homme ou d’un animal comestible, à condition [pour ces deux derniers cas] qu’ils en sortent vivants et qu’il n’y ait aucune trace d’impureté sur eux, ni par la chute d’un mulet, d’un âne, d’un rapace, ou d’une bête sauvage.

Si la salive d’un animal se mélange à l’eau, l’eau prend alors sa caractéristique [pure si l’animal est pur, impure si l’animal est impur].

Présence d’un animal mort dans un puits :

Lorsqu’un animal est trouvé mort dans un puits [sans que l’on puisse déterminer à quel moment il est tombé dedans], l’eau du puits est alors considérée comme impure depuis une journée et une nuit. Si l’animal est retrouvé gonflé, on considérera le puits comme impur depuis trois jours et trois nuits.